LA BONNE PLACE AU BON MOMENT

Après un parcours de 5 km à la Guitare de course dans la grisaille, un spectacle pour

enfants, les danseurs et percussionnistes talentueux de Cube et un après-midi de

découverte avec Maritza et La Bronze, le soleil réapparait en fin de journée sur la plage de

galets du Théâtre de la vieille forge. Un bateau au large, une petite bière de fin d’après-midi,

on chill à Petite-Vallée.

Quoique la météo influence beaucoup nos journées et parfois, nos humeurs, ce n’est pas

d’elle que j’avais envie de vous parler. Mais plutôt de ce qu’elle a créé en causant une panne

d’électricité qui a surfé au-dessus du public toute la soirée. Tout d’abord sous le chapiteau,

après une première partie à découvrir les chansons d’amour de la cohorte des

chansonneurs 2016. POUF ! Plus de lumière. Petite pensée pour les organisateurs du

festival qui doivent se mordre les doigts… Les spectateurs entament en chœur des pièces

des Trois accords et attendent patiemment le groupe pour la deuxième partie. Et Ouf ! C’est

le retour de la clarté. Le public est en feu. Que d’énergie dépensée sur scène par les quatre

membres du groupe passeur! Moi qui ne connaissais pas beaucoup les Trois accords en

février (lire l’article « C’est ma fille ! », publié le 1er juillet), j’ai été conquise. Par les

drôleries (pour ne pas dire autre chose) exprimées par Simon entre les pièces, par les

rythmes enflammés, par les paroles hilarantes, le groupe fera maintenant partie de ma

discographie. Et, alors que le public applaudit à tout rompre les quatre artistes pour le

premier rappel, POUF ! Deuxième panne d’électricité. Et là, moment magique de ce

spectacle, Simon et ses acolytes se dirigent au milieu de la salle, montent sur une table et

entament, avec l’aide du public, la pièce Saskatchewan a capela. Éclairés par les spectateurs,

ils nous offrent une version unique de leur chanson à succès.

Mais l’aventure électrique n’est pas terminée. Dumas, une autre bête de scène, attend dans

le noir au Théâtre de la Vieille Forge. Le public est sur le qui-vive. Va-t- il nous offrir son

spectacle ? L’artiste, de qui je suis devenue groupie à Gaspé lors d’un spectacle au Festival

Musique du Bout du Monde l’an passé, est un animateur de foule hors pair. La noirceur se

voulant persistante, son trio nous offre donc un spectacle intime et acoustique. Le public les

entoure : « je me sens comme dans un show de U2 360 », blague Dumas qui est accompagné

de Jean-Luc Huet de Grande-Vallée à la guitare et Vincent Carré aux percussions. « On a un

public de stade olympique et la plus grosse piste de danse acoustique », lance-t- il à

plusieurs reprises. Ça y est, je suis de nouveau en amour.

Et j’ai vraiment l’impression d’être à la bonne place au bon moment.

Texte : Maïté Samuel-Leduc
Photo : Jean-Charles Labarre

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